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Qui a peur du masculinisme ? Commentaire critique de Plongée dans la manosphère (Netflix, 2026)

11 Octobre 2026, 17:10pm

Qui a peur du masculinisme ? Commentaire critique de Plongée dans la manosphère (Netflix, 2026)

Je suis tombée la semaine dernière, en parcourant Instagram, sur les récents propos du secrétaire américain à la Guerre, revendiquant avec fierté et en termes fleuris (pour dire le moins, car on n’ose ici reproduire ces termes) que son ministère avait cessé d’être un « ministère woke », sans bien sûr prendre la peine d’en donner une définition plus structurée que celle présentée ci-dessous. NDLR : Toute explication ou tout éclaircissement à ce sujet est bienvenu de la part de quiconque possédant une expertise en la matière.

“We are no longer the woke department or the weak department” a donc déclaré le secrétaire à la Guerre – être “woke” étant ainsi consusbtantiel à être faible (“weak”). “Simple translation of that: …no wimps…” – Traduction simple [de ces propos] : finies les mauviettes.(Pour le discours complet, voir ce lien : https://www.war.gov/News/Speeches/Speech/Article/4616486/secretary-of-war-pete-hegseths-state-of-the-force-address-as-delivered/ )

Ces propos m’ont si fortement interpellée par leur brutalité viriliste, que je me suis décidée à regarder enfin le documentaire Plongée dans la manosphère (Inside the Manosphere) des réalisateurs britanniques Adrian Choa et Louis Theroux, qui suit pendant 1h30 des influenceurs revendiquant leur appartenance à cette mouvance, et pour certains leurs affinités politiques avec Donald Trump. Sorti en mars 2026 sur Netflix, ce documentaire avait suscité, à juste titre, beaucoup d’intérêt.

Plongée dans la manosphère est à regarder avec une saine distance critique. D’abord parce que Theroux, qui présente le documentaire, assume sa propre subjectivité, et se positionne pour ainsi dire comme un des « personnages » de l’histoire, ce qui l’amène régulièrement à montrer les sujets de son enquête « sans filtres », ou sur le mode d’une conversation entre amis. Ensuite parce qu’il a intégré les codes des influenceurs sur qui il enquête, en recherchant les séquences-chocs, susceptibles de créer le buzz.

Mais une fois ces précautions prises, le documentaire de Theroux et Choa se révèle captivant. Alors que le masculinisme s’insère désormais dans le débat politique au plus haut niveau – voir le rapport du Sénat Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes (2026) – Plongée dans la manosphère nous rappelle que le masculinisme dans sa version radicale n’est pas la lubie d’hommes isolés. Il peut toucher nos proches, nos frères, nos amis, nos enfants. Dans une scène surréaliste, l’on voit ainsi un des masculinistes exprimer à l’écran des stéréotypes de genre profondément dénigrants à l’égard des femmes, et cela devant sa mère. Alors que celle-ci s’offusque d’un tel langage, en rappelant qu’elle l’avait élevé en femme forte, son fils rétorque en substance : « toutes les femmes sont faibles, sauf toi bien sûr Maman ».

Les plus jeunes sont particulièrement vulnérables, car ils ont un accès relativement facile, à travers les réseaux sociaux, à cette pensée hautement toxique. Celle-ci s’appuie sur la conviction – voire la croyance – viscérale que l’inégalité de genre est au fondement de toute entreprise humaine, et lui donne son sens, de sorte qu’il faille mettre tout en œuvre pour instaurer ou restaurer l’ordre prétendument naturel assurant la domination des hommes sur les femmes.

5 points me semblent particulièrement à relever s’agissant de cette Plongée dans la manosphère.

1. Tout d’abord, Choa et Theroux sont britanniques. Ce qui donne donc l’occasion de constater, une fois encore, que les Britanniques semblent plus à l’aise que les autres sociétés européennes à regarder de près les travers d’une vision faussée de la masculinité. J’avais déjà posé ce constat dans ma critique de la série Halfman du génial comédien britannique Richard Gadd, en me référant également à la série britannique Adolescence (Netflix, 2025) qui exposait les mécanismes par lesquels le jeune personnage principal se retrouvait pris dans une spirale de violence viriliste et misogyne. Pour ma critique de Halfman, voir:https://abenglovesmovies.overblog.fr/2026/06/halfman-on-hbo-the-most-powerful-tv-show-in-2026.html

On peut d’ailleurs noter que Halfman et Plongée dans la manosphère, sortis à quelques mois d’intervalle l’un de l’autre, ont des affiches très similaires (voir l’illustration du présent article) représentant un homme en étouffant un autre, comme pour signifier que la violence masculiniste est aussi une force autodestructrice pour ses perpétrateurs.

2. Le masculinisme relève plus du fourre-tout conceptuel que d’une idéologie structurée. Cela ne le rend pas moins inquiétant, bien au contraire. La mouvance masculiniste regroupe plusieurs « chapelles », dont certaines sont représentées dans le documentaire, notamment les « red pills » en référence au film Matrix. Selon ONU Femmes, « cette idéologie désigne l’action « d’ouvrir les yeux » à la réalité selon laquelle le monde favorise les femmes par rapport aux hommes ». (Pour une description plus précise des différents mouvements de la manosphère, qui incluent notamment les fameux INCEL, voir cet article de ONU Femmes : https://www.unwomen.org/fr/articles/article-explicatif/quest-ce-que-la-manosphere-et-pourquoi-devrions-nous-nous-en-inquieter)

Les influenceurs interrogés invoquent ainsi, en soutien à leurs propos sexistes, des théories conspirationnistes et le développement du féminisme comme preuve du combat mondial en cours pour affaiblir la gent masculine (la boucle est pour ainsi dire bouclée), tout en s’érigeant naturellement eux-mêmes en experts reconnus de leurs théories fumeuses. Lorsqu’un tel confusionnisme règne, c’est bien entendu le prétexte à un antisémitisme structurant et débridé. A cet égard, les propos antisémites proférés dans le documentaire par les influenceurs et leurs supporters sont d’une virulence inacceptable, inimaginables sur une antenne française.

3. Le masculinisme est une idéologie fondée sur la haine et la violence. Toutes les mouvances représentées dans le documentaire en témoignent. Haine des femmes bien sûr, comme le montrent les extraits des émissions / podcasts des influenceurs. Le langage utilisé pour dénigrer les femmes est cru, dégradant, par moments insupportable à entendre tout simplement, et est exprimé en violation de tout ce qui est au fondement des traités internationaux de protection des droits humains.

Mais cette haine est plus largement dirigée vers un discours progressiste perçu comme traduisant une volonté délibérée d’émasculer les hommes et donc la société. Dans la bouche des influenceurs interrogés par Theroux, les mots « féminisme » et « genre » sont leurs pires ennemis, à éradiquer en priorité.

Dans un retournement improbable de la réalité sociologique dans laquelle nous vivons – celle marquée par des siècles d’inégalités structurelles hommes / femmes au détriment de ces dernières – ces « mascus » se présentent, eux, comme les victimes d’une nouvelle misandrie organisée et systémique.

Ce révisionnisme historique s’inscrit dans un contexte global de « retour de bâton » sur les questions féministes (le fameux backlash) au niveau mondial. L’on observe ainsi dans plusieurs pays des tentatives pour entraver voire freiner les formidables progrès enregistrés en faveur des droits des femmes depuis au moins la conférence de Pékin sur les femmes en 1995. Comme l’indique ONU Femmes, « l’essor de la manosphère s’accompagne d’une montée du conservatisme chez les jeunes hommes qui perçoivent les initiatives en faveur de l’égalité des femmes comme discriminatoires à l’égard des hommes ». Dans cette logique, les avancées en matière d’égalité de genre sont (comme le commerce international dans la vision de certains) un jeu à somme nulle, où les gains des femmes entrainent nécessairement pour les hommes la perte du statut et de l’autorité qui leur sont dues. Le travail d’enquête mené par Theroux et Choa avec Plongée dans la manosphère le montre de manière à la fois percutante et inquiétante.

Il est ainsi révélateur que les images du documentaire montrent ces « angry men » (hommes en colère) presque toujours en train de crier et de vociférer, pour libérer leur rage contre les femmes, et contre tous ceux considérés comme bénéficiant indument des politiques DEI (Diversity, Equity, Inclusion). Retournant de manière savoureuse le stéréotype de genre habituellement associé aux femmes, Choa et Theroux nous montrent des masculinistes hystériques.

Ces cris et ces vociférations ne sont toutefois pas qu’une posture. La manosphère dans ses manifestations les plus radicales est désormais surveillée pour ses potentialités de violence terroriste, comme l’indique la DGSI. (Voir sur ce sujet l’enquête de franceinfo de juin 2026 intitulée "Plus jeunes et plus dangereux" : l'alerte de la DGSI sur la menace masculiniste https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/enquete-plus-jeunes-et-plus-dangereux-l-alerte-de-la-dgsi-sur-la-menace-masculiniste_8045222.html)

4. Le masculinisme est un business comme les autres

Ces vociférations interviennent comme pour masquer la vacuité de leurs prétendues success stories. Le masculinisme se donne en effet à voir comme une entreprise capitaliste comme les autres. Chez ces soi-disant self-made men, la réussite se mesure par la grosseur des voitures, le luxe des costumes trop petits pour leur impressionnante musculature, les manoirs immenses qui comptent plus de téléviseurs et de piscines que d’habitants. The place to be pour écraser de son succès tous les losers « qui pèsent moins de 30 millions de dollars » est bien sûr Miami, présenté dans le documentaire comme un Las Vegas où il ne fait jamais nuit.

Pourtant, même après avoir regardé le film pendant 1h30, on peine à comprendre d’où proviennent exactement ces fameux millions revendiqués par les influenceurs montrés dans le documentaire. Certains semblent obtenir une commission en mettant des hommes désireux de vivre le bonheur masculiniste en lien avec d’autres influenceurs encore plus riches et célèbres ; ce qui ressemble furieusement à un système de vente pyramidal à la limite de la légalité. Un autre prend des commissions lorsqu’il accepte de relayer sur son compte tiktok les comptes onlyfans de jeunes femmes qu’il méprise profondément par ailleurs parce qu’elles se livrent à des activités qu’il juge avilissantes. NDLR : Je n’ai absolument aucune idée de ce qu’est « OnlyFans », et Tiktok n’a été longtemps pour moi que le surnom de McFly et Carlito.

En somme, ces « influenceurs » s’enrichissent en ne vendant rien, ou plutôt rien d’autre que la mythologie qu’ils ont construite autour de leur parcours, assortie d’une bonne dose de méthode Coué version Oncle Sam, du type : « If you want it, then take it ».

Et on ne peut donc qu’écouter avec effroi ces jeunes hommes dormant dans la rue car ruinés après avoir suivi les « conseils financiers » d’hommes sans aucune compétence en la matière, et qui demeurent pourtant leurs influenceurs préférés. Dans sa version marchande la plus débridée, le masculinisme n’est pas une démarche de solidarité intermasculine, mais une méthode d’exploitation d’hommes par d’autres hommes ayant appris à utiliser les failles du système à leur avantage.

5. Où sont les femmes ? « Girl boss » vs « tradwife »

De manière paradoxale, on voit beaucoup de figures féminines dans ce documentaire sur la manosphère. Car cette multitude de femmes est évidemment un attribut de leur virilité et de leur puissance. Elles jouent le rôle de potiches, de faire-valoir, de punching ball sur lesquels ces influenceurs misogynes peuvent déverser leurs propos humiliants et dégradants. On les entend acquiescer sagement aux propos de leurs conjoints disant que la polygamie est naturelle chez les hommes, à la différence des femmes. On les entend prendre la parole elles-mêmes pour tenir des propos tels que : « Nous avançons sur deux couloirs séparés. Moi je fais des enfants, la cuisine et la vaisselle. Lui il travaille et s’occupe financièrement de sa famille ». Le documentaire ne dit évidemment pas comment l’histoire se termine, et si ces femmes finissent par prendre conscience de l’inégalité profonde des rapports qui les lient à leurs partenaires.

À cet égard, la vigueur retrouvée du masculinisme aux États-Unis s’affirme en miroir de l’essor du mouvement des « tradwives », qui prônent un retour au modèle de famille genré des années 50, où les femmes restent à la maison pour assurer la cohésion de leur foyer. Comme si Mad Men rencontrait Desperate Housewives…

La « girl boss » – elle-même une figure controversée car considérée par certaines féministes comme la simple version au féminin du mâle dominateur capitaliste – est à cet égard l'ennemie numéro 1 des tradwives, parce qu’elle privilégie sa carrière au détriment de sa famille et de ses fourneaux.

Dans l’univers merveilleux mais glaçant de la manosphère, la « guerre des sexes » est en quelque sorte derrière nous. Car dans ce monde idéal, les femmes ont enfin accepté et embrassé, par elles-mêmes et sans contrainte aucune, leur infériorité naturelle par rapport aux hommes.

Conclusion : Faut-il prendre le temps de regarder Plongée dans la manosphère ?

La réponse est : oui, absolument. Car rien ne vous aura préparés à entendre l'ultraviolence des propos sexistes et misogynes prononcés par les hommes montrés dans ce film.

Pour ma part je savais que le mouvement masculiniste avait trouvé ces dernières années un nouvel élan. Mais je ne pouvais en réalité imaginer, avant de voir ce documentaire, que nos sociétés dites progressistes et libérales laissent en connaissance de cause un tel espace, en particulier à travers les réseaux sociaux, à des discours aussi rétrogrades et avilissants à l’égard des femmes.

Cet espace de plus en plus grand donné aux influenceurs de la « manosphère » a un effet pernicieux, car leur pensée délétère se diffuse de fait dans toutes les strates de la société. L’autre jour encore, un jeune homme paraissant par ailleurs parfaitement raisonnable me disait qu’il était normal de constater des écarts de salaires entre les hommes et les femmes, car c’est précisément et avant tout cette sécurité financière que ces femmes – vénales donc – recherchaient auprès de leurs conjoints. Dire que j’ai été choquée par de tels propos faisant fi de décennies de sociologie du travail, et ne s’appuyant sur aucun fait ou donnée chiffrée, serait un euphémisme.

Ce que Plongée dans la manosphère donne à voir, c’est finalement que le masculinisme dans sa forme actuelle n’est pas juste un moment passager de folie collective. Il est de fait un courant appelé à se développer dans la durée, pour répondre aux inquiétudes croissantes d’hommes qui se sentent dépossédés de leur place dans le monde – celle qui les rendait « comme maîtres et possesseurs de la nature » …et des femmes – en raison du développement des politiques féministes.

Les femmes et leurs alliés ont conquis de haute lutte, dans notre pays et ailleurs, chacune des avancées majeures qui leur ont permis de mieux exercer leurs droits. Aucune amélioration de leur sort ne leur a été donnée du seul fait de leur beauté (!), contrairement à ce qu’affirme un des influenceurs vus dans le documentaire.

Le masculinisme s’annonce peut-être comme le principal défi des femmes et des hommes féministes au 21e siècle. Pour relever ce défi, il faut commencer par connaître quelles théories et quelles argumentations animent cette mouvance violemment misogyne et à l’audience grandissante. Le documentaire de Choa et Theroux fait œuvre utile à cet égard, en en donnant déjà plusieurs clés de compréhension.

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House of the Dragon, season 3, final episode: A Queen is born

17 Août 2026, 11:00am

Emma d'Arcy as Queen Rhaenyra Targaryen in House of the Dragon

Emma d'Arcy as Queen Rhaenyra Targaryen in House of the Dragon

Burn Mercy. Burn Obedience. Burn Justice. Burn the Faith. Burn Destiny.

The third season of House of the Dragon (HoD) was not its best for the main part. The action moved too slowly – so much that I fell asleep during episode 1 and its endless battle royale on the storming seas; the actors often seemed out of character; the new self-appointed Queen, Rhaenyra Targaryen, complained a lot about how ruling a penniless queendom with a starving population and a stubborn prince consort was tough. Also, where Game of Thrones (GoT) used its numerous characters to portray a gallery of ambiguous people that blurred the line between bad and good, HoD seems to be wasting its best characters in this third season. Alicent Hightower, the malicious queen dowager, is pretty much useless. Daemond, her cruelest son, is only interesting because he's still one-eyed. Sir Criston Cole is fighting on the field but its dedication to a seemingly lost cause makes no sense. As for Lors Corlys, he is pouting – again – alone at sea. Fortunately for us, Aegon II Targaryen, the fallen king, is still alive, and all evil.

And then comes episode 7 with a glorious fight of dragons of epic proportions. And then comes episode 8, the final one, and we’re rewarded for our patience after the previous tedious episodes, and we are reminded how and why HBO produces some of the best TV shows in the world. The final battle alone is a masterpiece, releasing all the tragic tension of the season, as we know that in the end everything will be reduced to blood and fire.

Burn Mercy. Burn Obedience. Burn Justice. Burn the Faith. burn Destiny. Burn it all. All that was announced at the beginning of season 3 adds up in that final episode.  In a way that makes us impatient to watch the next season, which is supposed to be the concluding one.

The season 3 of House of the Dragon, even with all its flaws, also made 3 powerful points that I want to reflect on in this review.

“You can’t own a dragon and not be transformed by that beast”
 
In other words: Power corrupts, and absolute power corrupts absolutely. Rhaenyra tries to fight that trend at the beginning of the season. But then we watch her transform into the monster she rides – a dragon capable of burning hundreds of people with a single breath - through every decision she takes to gain more dominance.
 
HoD is a world where ruling entails destruction, death, sorrow. On the contrary, King Viserys I Targaryen, Rhaenyra’s father, is deemed weak by most because he chose the peace of the realm above the desire to hold absolute power.
 
For the road to absolute power is a dark one, a road to perdition from which you can hardly come back. Rhaenyra slips into darkness, slowly but surely, and yet she blames everyone but herself for choosing that bleak path. Like so many other ruthless rulers in the history of Empires and Kingdoms, Rhaenyra refuses to be held accountable for the chaos she sows.
 
“You’re a woman longing for power: that is enough for people to hate you”
 
Whether the universe of GoT is feminist or not, remains a subject of strong debate. On the one hand, the shows portray strong and even fierce women such as Cersei Lannister, Sansa and Arya Stark, and of course the infamous Daenerys Targaryen. But in the end, all these women must either bow to the will of men, or disguise themselves as boys, or accept only pieces of kingdom or sovereignty.
 
Maybe the series’ point of view is simpler as it tries to be realistic: women, even when they are educated, determined, bold, will always be hindered when they’re perceived as threats to masculine power. Or they are expected to join the boy’s club if they want to have the slightest chance of making it to the top, where kings decide who may become queen.
 
HoD, as well as GoT, tell an eternal story: power games are ones where women are only tolerated by men. Women are welcome to try and challenge the status quo, but they must be willing to lose a lot, if not everything. 
 
“Being alive is not exactly the contrary of death" 

The kings and queens that are represented in this universe thus live in another reality, and in loneliness, precisely because everything to them is a matter of death or life: either you live and rule over everything and everyone, or you don’t deserve to keep breathing.
 
 
Few people show compassion or pity in the universe of GoT. and as a result, a lot of characters end up hurt, crippled, orphans, or widowed.
 
In their hubris, those who inflict the greatest pain deem themselves merciful when they let their victims live. But for most people, what is life worth, when your home has been shattered to the ground, your family is gone, and you know that you will be starving besides crying in many years to come?
 
The kings and queens that are represented in this universe thus live in another reality, and in loneliness, precisely because everything to them is a matter of death or life: either you live and rule over everything and everyone, or you don’t deserve to keep breathing.
 
GoT already made it clear: only those who see absolute power as the ultimate means and goal of their lives can embark on the mission to eventually sit on the Iron throne. As for the others, death is awaiting them.
 
Season 4 will tell us if Queen Rhaenyra, who has already lost most of her children in her quest for might and glory, is ready to destroy everyone that stands between her and The Iron Throne, even at the cost of her own life.

 

 

 

 

 

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